Ce semi marathon de Lille est une course dans le cadre de ma préparation au marathon de Berlin (qui aura lieu le 24/09). Après 7 semaines d’entrainement spécifique, c’est l’occasion de faire le point: l’idée est de profiter pleinement de la montée en puissance. Il y a deux écoles: faire cette épreuve en allure marathon (AS42; car c’est l’objectif principal) ou la faire à fond (AS21).
Marie (notre coach) nous recommande de le faire en AS21.
Le travail en light feet running se poursuit. Les entrainements en minimalisme se déroulent parfaitement. Cet été, j’ai passé une étape supplémentaire: courir en sandales (tarahumaras).

Avec le groupe de Berlin (nous sommes 8 sur ce projet), nous arrivons la veille. Notre hébergement se trouve à deux pas de la ligne de départ.
Les dossards sont récupérés tout juste à la fermeture (21:00). Un p’tit resto; puis au dodo.

L’avant départ

Réveil à 07:00. Le p’tit dej à 07:50 pour certains. Une banane me suffit.
Je me prépare tranquillement en prenant soin de me masser. Weleda à l’huile d’arnica, un massage de 5 minutes à chaque mollet.
Une belle averse vers 8:00 n’entame pas mon moral. Je sais que nous allons courir sous de belles éclaircies. Les conditions météos sont bonnes pour la course: 12/13°C; parfait.

Mon emport pour la course.

Vêtements: short très léger kalenji (Je le kiffe!!!), débardeur nike, buff autour du poignet.
Chaussures: mes fidèles merrell bare access 4
Accessoires: montre suunto (et ceinture cardio), flipbelt, 2 gels, sporténine, et portable.

La course

Il y a une très grosse vigilance sur la sécurité. L’accès au sas se fait par l’ouest en suivant les clôtures.
Je démarre un semblant d’échauffement; pas très sérieux…
A 8:55, je prends une sporténine.
Je repère le meneur d’allure des 1h30 et celui des 1h40. Je me place entre les deux.
09:00, le départ est donné.
Je me lance sur une allure de 4’30/km. Je ferai le point à mi parcours. L’objectif est 1h35; même si on me laisse entendre que je peux tenter de faire mieux 🙂
KM5: je prends une bouteille d’eau que je garde pour la course.
KM7: je prends un gel. Je vois mes partenaires de course revenir dans le sens inverse. Tous déterminés, Ils ont l’air plutôt bien. Je le suis également.
KM9: J’accroche un groupe qui me servira de lièvre. Les coureurs me semblent être dans le rythme que je cherche.
KM10: sporténine.
KM12: J’abandonne le premier groupe pour un second qui est dans une bien meilleure allure; et surtout régulier. En silence, je cours juste derrière.
KM16: ça commence à être dur. J’avale le dernier gel. Je reste collé au groupe. Je viens de prendre une seconde bouteille d’eau qui me servira à me rafraichir.
La succession de tunnels casse un peu le rythme. A cet instant, bifurcation sur une boucle de 3km à faire. Les bénévoles essayent d’orienter les coureurs; parfois de manière confuse. Je ne tombe pas dans le piège.
Focus sur la cadence (fréquence des pas), le temps de contact au sol, et les bras. Le LFR à l’esprit, ma foulée reste efficace; les sensations sont à nouveau bonnes.
La ligne d’arrivée est franchie plus tôt que je ne le pensais; mais la distance est bien là.
Je rejoins les garçons qui ont battu leur record. Je crois qu’ils sont rassurés pour l’échéance finale. Seule Aurélie est décue. Nous essayons de lui expliquer que cette course permet d’affiner les réglages. Même si on est seul face à la course, le groupe aide à passer des phases 😉

Impression

Les conditions de course étaient bonnes.
Je ne suis pas très fan des tunnels. De mémoire, on y passe (au moins) 4 ou 5 fois.
Le parcours n’a rien d’exceptionnel; c’est une course sur route…bien loin de ce que j’aime lorsque je cours en milieu naturel.
C’est une course populaire: les spectateurs nous encouragent et cela est très agréable.
Participant à l’ambiance générale de la grande braderie de Lille, ce semi marathon nous invite par la même occasion à venir visiter une ville européenne à l’architecture remarquable.
2 évènements en un week-end, les organisateurs nous proposent un bon moment juste à la fin des vacances d’été.

Bilan

Fatigué par la prépa marathon, je suis très vigilant à la moindre alerte.
La prépa n’est pas seulement une affaire « d’avaler les kilomètres ». Une alimentation équilibrée, l’hydratation, les soins, le renforcement musculaire sont autant de paramètres sur lesquels un coureur doit rester attentif. Les semaines 8 et 9 de mon plan d’entrainement sont à mes yeux délicates à négocier 🙂
Le travail sur la foulée se poursuit; le light feet running m’aide à mieux comprendre ce que je fais.
Je progresse; mais surtout je limite les traumatismes liés à notre pratique.
Je termine cette course dans un bon état. Les voyants sont au vert (musculairement parlant).
Afin de rester proche des options choisies pour Berlin, je cours en MERRELL. Les vibram five fingers auraient pu faire l’affaire. On essaye de rester toujours proche de ses sensations 😉

J’ai l’habitude d’être (trop?) prudent.
Pour ce projet, ayant des repères objectifs (avec l’expérience acquise), je me laisse convaincre par mes partenaires de course à plus d’ambition.
Force est de constater que l’entrainement paye 😉

SUGGESTION DE LECTURE
Atelier light feet running
Test merrell bare access 4
Foulée medio-pied