Le semi marathon de la Jolla (au nord de San Diego Californie) est l’occasion pour moi de profiter de mes vacances aux USA afin de faire une course ‘exotique’.
Après mon marathon de Paris, je n’envisageais pas de faire un semi.
Un 10k? mais rien ne correspond à mes critères. Je cherche alors une course populaire en sachant que je dois me trouver au bon endroit, au bon moment. Mon voyage est un road trip en Californie.

De passage à San Diego afin de rendre visite à la famille à cette date, j’avais l’occasion de faire ce semi le long des côtes californiennes. Le choix est donc fait 🙂

Cette course est un parcours le long de la côte pacifique. Le tracé nous emmène à 21km de la ligne de départ.
Côté organisation, on doit utiliser les navettes gratuites mis en place pour l’évènement afin de retrouver sa voiture à la fin de la course (sauf si vous avez la chance d’être accompagné). Soit on se gare à la zone d’arrivée et nous prenons les navettes avant la course (pour rallier le point de départ), soit on se gare à la zone de départ et les même bus nous y ramèneront après la course.

start la jolla

start la jolla

Le jour de la course, mon réveil sonne à 04:30. Mes affaires préparées la veille, je m’en vais silencieusement vers le point de RDV (à la zone d’arrivée). Je suis hébergé à 30mn de la course. Ce semi commence à 07:30.
L’organisation est bien rôdée. Le service de bus est efficace. Une longue file d’attente qui rempli rapidement les navettes. Au passage, je remarque la discipline des américains. L’ambiance est détendue. Les gens sont agréables.

Une fois sur la zone de départ, le coup de sifflet se fait attendre 🙂
A 07:15, on sent l’ambiance montée. Le soleil se lève tranquillement et commence à réchauffer les corps. Nous sommes à quelques pas de l’océan pacifique.
La brise marine sera une alliée pour la course car il est prévu qu’il fasse chaud.
L’excitation prend place. Les coureurs sont prêts à en découdre. Les locaux composent l’essentiel des participants de ce semi marathon de la Jolla. Il y a peu d’étranger.
Les américains discutent facilement et s’encouragent. C’est plutôt agréable.

Le départ est sifflé. Je décide de partir de manière très modérée.
N’ayant pas observé la phase de récupération du marathon de Paris, je dois faire attention. Le but est de ne pas me blesser d’ici quelques semaines.
De toute manière, je compte courir en appréciant mon environnement.
J’ai appris au marathon de Paris. Ma tenue sera très légère. Le maillot de mon club est parfait pour l’occasion. Et symboliquement, j’avais une pensée pour le Domont athlétisme; club qui me permet de progresser en tant que coureur.

Les ravitos en eau sont placés environ tous les 2-3 miles; avec parfois des boissons isotoniques.
Je me verse très régulièrement de l’eau sur la tête. Car dès 08:15, le soleil est déjà agressif.
J’essaye de gérer l’hydratation afin de ne pas reproduire les erreurs de Paris.

Cette course comporte 3 côtes significatives dont une d’un dénivelé que je compte faire en marchant. Elle se situe à environ mi-chemin et d’une longueur de 1 mile.

côte la jolla

côte la jolla

flag la jolla

flag la jolla

Sur la seconde moitié, je décide d’augmenter un peu mon allure tout en contrôlant mon cardio.
Le cadre est juste magique. J’ai la banane. Je croise un groupe encadré par leur coach perso. Il les emmène avec la motivation et le soutien qui caractérisent les américains. Un côté ‘militaire’ qui semble fonctionner; malgré l’apparente souffrance de certains.
A un autre moment, une coureuse qui porte un grand drapeau des Etats-Unis tout le long du parcours.
Le dernier kilomètre est surprenant. Il y a une montée qui casse suffisamment le rythme et le moral de celles et ceux qui n’ont plus d’énergie. Ensuite, les 500 derniers mètres est une descente vers la ligne d’arrivée où je me permets d’accélerer 🙂
Une dernière ligne droite où une foule de spectateurs porte les coureurs par leurs encouragements.

Comme dans tant de course, on y rencontre des sportifs qui sont allés au bout de leur accomplissement; fatigués et fiers de l’effort fourni. Le sourire se dessine sur les visages malgré tout.
J’observe autour de moi des gens heureux, des bénévoles qui nous félicitent avec beaucoup d’énergie.
Une énergie caractéristique des américains. Cela peut parfois paraitre ‘too much’; mais cela a le mérite de mettre en avant un état d’esprit positif.

Conclusion
Ce semi-marathon de La Jolla (en Californie) aura été pour moi une course plaisante par son environnement et son ambiance particulière au goût américain.
Peu roulant (250 D+), on ne vient pas ici pour faire un chrono. Faute à La chaleur et au dénivelé. L’intérêt est ailleurs.
En ce qui me concerne, j’ai trouvé ce que je suis venu chercher. Un évènement populaire qui me permet de partager une activité dans un cadre agréable.
Un course en Californie à cette période (avril) est parfaitement gérable (niveau chaleur).

Concernant les frais d’inscription, les droits sont de 100USD. Je trouve cela un peu cher.
Le prix de l’exotisme. Il faut reconnaitre qu’il y a une organisation efficace.
C’était une occasion de concilier voyage et course à pied. Je rentre en France avec un joli souvenir.

Comme à mon habitude, un petit mot sur le travail medio-pied.
Côté chaussures, j’opte pour les merrell bare access. Avec, l’échauffement de la voute plantaire est limité. D’autre part, j’essaye de me concentrer sur le travail de l’ouverture des hanches. La poulaine ne vient pas encore naturellement. Le travail des bras lors des montées est bien présent; ce qui permet de gérer la dépense d’énergie.